François-Xavier Hussenot pour la Fondation François d’Assise – Togo – Septembre 2014

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FXH au Togo_Sept 2014Mission : François-Xavier Hussenot au Togo avec la Fondation François d’Assise

Qu’est qui motive votre intérêt pour le bénévolat de compétences ?

Le bénévolat a toujours fait partie de ma vie. Il constitue, pour moi, l’utilisation naturelle d’une partie de mon temps disponible.
Même si l’on peut toujours avoir des doutes sur la transmission de sa propre expérience, répondre à une attente doit permettre au bénéficiaire de progresser.

En clair, quel a été le contenu de votre mission ?

Il s’agissait d’aller à Lomé (Togo), rencontrer une ONG investie dans la microfinance, pour un partenaire qui va lui faire un apport en capital.
L’ONG compte 12 personnes, dont 6 sur le terrain pour réaliser des opérations de prêt et d’épargne. La spécificité, outre les faibles montants traités, est que les clients épargnent ou remboursent quotidiennement et à domicile. L’agent de l’ONG fait sa tournée à moto chaque jour ouvré.
L’ONG est assez bien organisée, mais elle aura à faire évoluer son modèle pour grandir, que ce soit dans la structure de son personnel ou dans les process.

J’ai aussi profité de mon séjour sur place pour rencontrer d’autres acteurs de la solidarité locale qui sont soutenus par le même partenaire. Les congrégations ont des rôles très importants dans l’éducation, le social (écoles, orphelinats…). Les Franciscains et Franciscaines sont présents depuis de très nombreuses années et représentent une référence localement.

Que vous a apporté cette mission proposée par MFSF aux plans personnel et professionnel ?

Je n’étais jamais allé en Afrique sub-saharienne, mais j’ai précédemment travaillé en Algérie, en Inde et dans quelques autres pays en développement. Je n’ai pas eu de grosse surprise sur le plan des méthodes de travail.
Les togolais sont joyeux et prennent la vie du bon côté, malgré des situations matérielles que nous qualifierions de catastrophiques.
C’est l’enseignement que l’on peut en tirer, et c’est en travaillant à l’étranger que l’on peut en prendre conscience et mesurer l’écart qui nous sépare.